Le ministre

Portrait du Ministre Taïrou Bangré

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Le physique du Ministre Bangré est bien trompeur du fait de la fraîcheur physique de l’Etalon qui resplendit en lui. Quoi de plus normal quand on connait le brillant parcours de celui qui aura fait les beaux jours des clubs de Bobo-Dioulasso à Toulouse en passant par Ouagadougou et de par-dessus tout, des Etalons.

Lorsque père Bangré mit à son fils le pied à l’étrier à son jeune âge à Bobo-Dioulasso, il ne s’imaginait certainement pas que Taïrou gravirait tous les échelons en tant que joueur, entraîneur et dirigeant du football.

C’est très tôt à l’école primaire que le 33e Ministre en charge des Sports et des Loisirs a commencé à faire parler de lui à travers les compétitions de football de l’Organisation du Sport à l’Ecole Primaire (OSEP). Sa pointe exceptionnelle de vitesse et ses dribles déroutants lui valent d’être surnommé Zimako, du nom du célèbre ailier gauche de l’AS St Etienne et de l’Equipe de France des années 80. Il intègre logiquement, avec les bénédictions de son géniteur, lui-même dirigeant inconditionnel de football, les équipes jeunes de l’Association Sportive des Fonctionnaires de Bobo (ASFB) dans les années 70. Alliant parfaitement les études et le sport, l’élève Taïrou Bangré fait parler de lui à travers les compétions des scolaires, du championnat national et bien entendu avec les Etalons petites catégories. Très précoce, c’est étant au Lycée, à 19 ans qu’il intègre l’équipe nationale A où il côtoie des grands noms comme Amadou Traoré dit le Rouquin ou Yacouba Traoré dit Maïer. Cependant, les études étant la priorité, s’inscrit au département sociologie de l’université de Ouagadougou après son baccalauréat.

L’ancien sociétaire de l’ASFB, n’abandonne pas pour autant son sport préféré, bien qu’ayant pratiqué le basket-ball, le handball et l’athlétisme. A Ouagadougou, c’est l’ASFA-Yenenga (ex YCO) qui l’accueille de 1984 à 1986 puis le Rail Club du Kadiogo (RCK) pour une saison. Couronné de la licence, c’est l’université de Toulouse II en France qui lui permet de parfaire sa formation à partir de 1987. Il y valide sa maîtrise, son diplôme d’études approfondies (DEA) et son doctorat en sociologie de l’information et de la communication (option communication audiovisuelle). Pendant ce temps, le sport lui reste toujours collé à la peau. Malgré les études doctorales, monsieur Bangré trouve les moyens de jouer avec des clubs de championnats amateurs, tout en passant en même temps, ses diplômes d’éducateur sportif.

L’envie de revenir servir le pays le pousse à rentrer pour transmettre ses connaissances aux jeunes de son pays. Le département Communication et Journalisme de l’Université de Ouagadougou l’accueille en qualité d’enseignant chercheur en 2002. Très vite, il gravit les échelons et se retrouve comme chef du département en 2010. Et en 2015, il est promu directeur adjoint de l’Institut Panafricain d’Etudes et de Recherches sur les Médias, l’Information et la Communication (IPERMIC). Malgré l’important volume d’heures consacrées à ses étudiants, l’enseignant trouvera les moyens de rester impliqué dans la vie du sport national. Membre du bureau exécutif de l’Association des Anciens internationaux du Football Burkinabè, comme chargé de communication, il n’a jamais hésité à chausser ses crampons avec ses compagnons lors des matches de gala ou avec ses étudiants lors des activités récréatives. Il a souvent été consultant sur les plateaux de télévision lors des rencontres phares des Etalons.

Docteur Taïrou Bangré est marié et père de deux enfants. /.